J'existe, et je m'en vais
June 19, 2006
Parait qu’il y a des gens qui se demandent si je suis encore en vie. Donc, oui, je suis encore là, et j’existe toujours, même si c’est un moment assez intense dans le semestre d’études qui arrive, tout doucement. J’ai récupéré récemment mon nouveau passeport, et c’est l’occasion rêvée de parler un peu de moi, pour changer.
Déjà, petit détour sur le passeport. Je suis titulaire d’un passeport britannique depuis que j’ai 1 an, et c’est aujourd’hui mon premier passeport à temps plein. Les précédents expiraient tous les 5 ans, pour tenir compte des changements physiologiques de l’enfance et de l’adolescence sans doute. Donc c’est quelque chose de symbolique que d’avoir ce passeport, avec marqué dessus “This passport is valid for a duration of 10 years”.
Ce passport est aussi mon premier passeport biométrique, qui contient une puce qui fait la contre-validation des informations imprimées. Ce que je remarque par rapport a mon ancien passeport, c’est beaucoup plus de mesures anti-falsifications, et cette puce biométrique en plus donc. Je trouve toujours le prix du renouvellement un peu excessif (140 euros), mais au fond, un passeport comme ca ne doit pas rien couter à fabriquer (surtout s’ils changent de méthodes de production toutes les 10 minutes pour lutter contre la fraude). Et il est bien valide pendant 10 ans, ce qui fait finalement 14 euros par an. Bon, admettons.
Mais alors là, la question que vous vous posez tous, c’est “mais qu’est-ce qu’on peut en avoir a foutre qu’il aie un nouveau passeport?”, ou des variantes plus sarcastiques. C’est vrai qu’au fond, à part être content d’avoir sa liberté de voyager, qu’est ce que ca change?
Ce que ça change, c’est justement que je vais bientôt avoir l’occasion de m’en servir, de ma liberté de voyager. En septembre, conformément à mon cursus d’école d’ingénieur, je vais faire un stage de six mois. Et parce que bon, Belfort ca commence a faire lourd au bout de 3 ans, j’opte pour le changement de décor.

Bon, après, yen a qui diront que faire 9467 kilomètres au nom du changement de décor, c’est un peu excessif. Moi je dis que tant qu’à changer de décor, autant le faire complètement :-)
Et c’est ainsi qu’en Septembre, je serai en Californie, dans la baie de San Francisco, à bosser à Mountain View pour Google, petite boite qui, parait-il, fait un moteur de recherche qui marche pas mal. ;-)
Je pense qu’il est inutile de dire “Yeeeeeeehaaaaaaaa!”, mais bon, ca me fait plaisir : Yeeeeeeehaaaaaaaa!
Heureux quoi. Ca fait plaisir qu’une boite qui emploie beaucoup de gens avec qui j’ai déjà travaillé au sein du projet Subversion, que je considère comme étant des gens très sympathiques et extrêmement compétents (bien plus que moi), et d’autres grosses pointures du libre, pense que je sois digne de les rejoindre, ne serais-ce que pour six mois!
Donc, globalement, de Septembre à Février prochain, je serai dans le département Open Source de Google, à faire avancer le libre dans le monde mondial et au sein de l’entreprise. Je ne sais pas encore précisément ce qu’est mon sujet, pour la raison simple que la politique de Google est de ne jamais parler de projets avant qu’ils ne soient prêts, et qu’a priori, je vais travailler sur quelque chose qui n’est pas encore connu du grand public. Et avant que je ne signe le NDA le premier jour, mes enfoirés de collègues ne font que me balancer des explications vagues et énigmatiques sur ce que c’est.
Enfin, j’y serai, j’y serai, à la condition expresse d’avoir un visa d’ici là, un beau tampon dans mon passeport qui me laisse entrer aux USA sans me faire tirer dessus. À priori ça ne devrait pas poser de problèmes, puisque je remplis toutes les conditions nécessaires pour l’obtention en elle-même.
Bref, c’est maintenant la fête, presque officiellement. Il ne me manque plus que quelques examens à passer, et un tampon à faire poser sur mon passeport, et c’est parti!